Un AVC (accident vasculaire cérébral) survient lorsque l'apport de sang à une partie du cerveau est interrompu ou lorsqu'un vaisseau sanguin du cerveau se rompt. Les cellules du cerveau de cette zone commencent à mourir en quelques minutes : c'est pourquoi un AVC est une urgence médicale. Près de 12 millions de personnes font un AVC chaque année dans le monde, et près de 94 millions vivent après en avoir eu un. [1]

Les deux grands types d'AVC

  • L'AVC ischémique : un caillot de sang bloque une artère qui irrigue le cerveau. C'est le type le plus courant, environ deux AVC sur trois dans le monde. [1]
  • L'AVC hémorragique : un vaisseau sanguin se rompt et saigne dans le cerveau ou autour de lui. Les saignements à l'intérieur du cerveau représentent environ trois AVC sur dix. [1]

Un accident ischémique transitoire (AIT), parfois appelé mini-AVC, provoque les mêmes symptômes, mais ils disparaissent. C'est un signal d'alerte qui nécessite une attention médicale urgente.

Quelles sont les causes d'un AVC

Selon la World Stroke Organization, 84 % de la charge mondiale des AVC est liée à des facteurs de risque que l'on peut modifier. [1] Le plus important est :

L'hypertension artérielle

L'hypertension artérielle est le premier facteur de risque d'AVC et représente plus de la moitié de la charge mondiale des AVC. [1] Avec le temps, elle abîme et fragilise les vaisseaux sanguins, ce qui rend les caillots comme les saignements plus probables. Beaucoup de personnes hypertendues n'ont aucun symptôme : le seul moyen de le savoir est de faire mesurer sa tension.

Autres facteurs de risque

  • La fibrillation auriculaire (un rythme cardiaque irrégulier), qui peut former des caillots qui migrent vers le cerveau
  • Le diabète et l'excès de sucre dans le sang
  • Le cholestérol élevé
  • Le tabac
  • Le surpoids, une alimentation déséquilibrée et le manque d'activité physique
  • Une consommation excessive d'alcool
  • La pollution de l'air

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés : l'âge, les antécédents familiaux, un AVC ou un AIT antérieur. Mais contrôler ceux sur lesquels on peut agir — à commencer par la tension artérielle — réduit votre risque.

Signes d'alerte : agir vite (VITE)

Le moyen le plus rapide de reconnaître un AVC est de repérer les signes VITE (en anglais FAST) : [2]

  • V — Visage : un côté du visage peut s'affaisser, et il peut être difficile de sourire.
  • I — Inertie d'un membre : la personne peut ne pas réussir à lever les deux bras et à les maintenir en l'air.
  • T — Trouble de la parole : la parole peut être pâteuse ou confuse.
  • E — En urgence : appelez immédiatement les secours.

Parmi les autres symptômes possibles : une faiblesse ou un engourdissement soudain d'un côté du corps, une vision floue ou une perte de la vue, des difficultés à trouver ses mots, une confusion, des vertiges ou une chute, et un mal de tête soudain et violent. [2]

Appelez les secours même si les symptômes disparaissent. Un traitement dans les premières heures peut faire une grande différence, et seul un hôpital peut dire de quel type d'AVC il s'agit.

Un visage qui s'affaisse soudainement n'est pas toujours un AVC, mais il faut toujours le traiter comme une urgence tant qu'un médecin n'a pas dit le contraire.

Les séquelles que peut laisser un AVC

Les effets dépendent de la zone du cerveau touchée et de la gravité des lésions. Parmi les séquelles courantes :

  • Une faiblesse ou une paralysie d'un côté du corps (hémiplégie), qui touche le bras, la jambe ou le visage
  • Des troubles de la parole et du langage, de la compréhension ou de la recherche des mots
  • Des difficultés à avaler
  • Des troubles de l'équilibre, de la marche et des gestes du quotidien
  • Des troubles de la mémoire et de la concentration
  • De la fatigue, un moral bas, une dépression et de l'anxiété [3]

Beaucoup de personnes s'améliorent, parfois beaucoup, grâce à la rééducation. Les progrès les plus rapides se font généralement dans les premiers jours et les premières semaines après l'AVC, et ils peuvent se poursuivre pendant des mois, voire des années. [4] À lire : Récupération après un AVC — à quoi s'attendre et pourquoi commencer tôt

L'AVC en Chine

L'AVC est la première cause de décès en Chine. [5] Les hôpitaux chinois prennent donc en charge et rééduquent un très grand nombre de patients après un AVC, et la rééducation en Chine associe souvent la kinésithérapie à l'acupuncture et au massage tuina. Rééducation après un AVC en Chine · Acupuncture et tuina après un AVC

Besoin d'aide après un AVC ?

Si vous ou un proche êtes en convalescence après un AVC et envisagez une rééducation en Chine, parlez-nous de votre situation. Nous vous indiquons où aller et à quoi vous attendre — gratuitement.

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Cet article donne des informations générales et ne remplace pas un avis médical. Si vous pensez qu'une personne fait un AVC, appelez les secours immédiatement.

Sources

  1. Feigin VL, Brainin M, Norrving B, et al. World Stroke Organization: Global Stroke Fact Sheet 2025. International Journal of Stroke 2025;20(2):132–144.
  2. NHS. Stroke: symptoms. nhs.uk
  3. NHS. Stroke: recovery. nhs.uk
  4. Stroke Association. Recovery after stroke. stroke.org.uk
  5. Yao M, Ren Y, Jia Y, et al. Projected burden of stroke in China through 2050. Chinese Medical Journal 2023;136(13).